La Thérapie d’Acceptation et d’Engagement (ACT)

 

Issu des TCC dite de 3eme vague, l’ACT pose pour postulat que : '' la souffrance est intrinsèque à la condition humaine et qu’elle est directement liée à la vie'' .

Elle n’est en rien ‘’ pathologique’’ en soi et a, tout comme la tristesse ou encore la douleur, sa pleine utilité. Elle nous donne un message que quelque chose ne va pas (besoin non satisfait…).

 

  • Ce sont les stratégies que nous mettons en œuvre pour éviter les émotions ‘’ désagréables ‘’ qui sont problématiques.

 

  • Eviter la douleur est souvent incompatible avec le fait de prendre du plaisir

 

En effet, si les évitements peuvent être efficaces à court terme, ils deviennent indéniablement, au fil du temps, autant problématiques si ca n’est parfois plus, que les souffrances que l’on cherche à éviter.

 

Exemple : les compulsions alimentaires qui s’installent pour apaiser un ressenti désagréable, le repli social lorsque l’on souffre d’agoraphobie…et ce, avec toutes les conséquences qui s’ensuivent : culpabilité, honte, tristesse…).

 En réalité, chercher à supprimer la souffrance, ne fait que l’alimenter.

 

C’est sur la base d’études scientifiques que l’ACT s’appuie pour dire que cette lutte ne fonctionne pas et qu’elle nous fait souffrir en nous éloignant de ce qui compte vraiment pour nous.

De là : un seul objectif à ses yeux : œuvrer pour la modification de notre façon de voir et de vivre les choses plutôt que de chercher à changer le contenu de nos pensées, ou d'essayer de faire disparaître nos émotions douloureuses.

Comment ?

En se recentrant sur ce qui nous nourri par :

 

  • L’acceptation

  • L'engagement

Accepter, c’est quoi ?

 

Accepter n’a rien à voir avec se résigner. Accepter, c’est arrêter de mener un combat qui ne nous laisse pas indemne.

Accepter, c’est arrêter de lutter contre soi mais ca n’est pas baisser les bras.

Accepter, c’est s’engager dans une autre voie. Accepter, c’est se comporter de façon différenciée face à la souffrance, à la douleur pour agir sur ce que l’on peut modifier.

C’est en acceptant ce qui est, en changeant notre perspective des choses, que nous pouvons enfin nous engager vers ce qui fait sens pour nous et accueillir plus facilement tous les instants que la vie nous réserve.

En résumé, je dirai que l’ACT vise à moins lutter contre et à davantage œuvrer pour.

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